Vanilla #01
Sea Blue #01
Coral Pink #01
Chromagreen #01
Oyster #01
Chromablue #01
Royal Purple #01
Pumpkin #01
Fuchsia #02
Mandarin #01
Chromagreen #02
Coffee #01
Lupin #01
Mist Grey #01
Le Gros Tilleul, fragments d’une mémoire plastique
Ce projet collectif s’ancre dans l’histoire singulière de la maison dite « Le Gros Tilleul », lieu de
mémoire ayant hébergé, outre une auberge guinguette et les historiques négociations de paix entre les États-Unis et le Vietnam, l’atelier des peintres Nadia Khodasevich-Léger et Fernand Léger, avant de devenir le studio photographique de Bernard Minier. J’ai choisi de fusionner mes deux pratiques, le dessin et la photographie, pour cibler mon hommage sur cette double identité picturale et photographique. Ma démarche repose sur l’expérimentation du collage, une technique née avec le cubisme et reprise par les Dadas et les surréalistes au début du siècle dernier. Il s’agit ici de récréer une nouvelle réalité par un réarrangement conscient des formes.
La matière première de ce travail provient de plusieurs séances de prises de vue in situ : j’ai photographié la maison et son jardin pour en extraire formes, contre-formes et motifs. Ces éléments ont servi de base à une synthèse visuelle réalisée par photomontage numérique. Inspirée par les Compositions planimétriques abstraites de Nadia Khodasevich-Léger, par « la loi du contraste » et les peintures de Fernand Léger, mon approche oppose systématiquement formes et couleurs pour faire primer la valeur plastique de la maison sur sa représentation littérale.
La construction de l’image suit un protocole précis :
• Structure : des aplats de couleurs pures, issus du nuancier des papiers de fond Colorama du studio photo, servent de socle pour structurer l’espace pictural.
• Dessin : sur ces fonds, le dessin au trait noir vient relever les contours et les formes de l’intérieur de la maison.
• Collage : à l’aide de l’outil « Pinceau » dans Photoshop et de ma tablette graphique, des fragments prélevés au stylet — objets, pièces/morceaux de murs, motifs naturels du jardin — sont juxtaposés pour créer de nouvelles associations.
La sélection et l’assemblage de ces fragments suivent une logique proche de la « recette » du poème Dada de Tristan Tzara. J’ai choisi les images les unes après les autres, cherchant l’adéquation entre formes et fonds pour « monter » les 14 compositions en parallèle. Chaque œuvre résulte de cette recherche de poésie née du rapprochement inattendu de fragments hétérogènes.
Mais, loin d’une abstraction géométrique figée, le résultat maintient une tension dynamique entre le réel et la forme pure (loin des cercles/triangles/carrés de Cézanne). Les compositions n’hésitent pas à bousculer le cadre, débordant sur la marge pour interroger les limites de l’image. Si le photomontage intègre des éléments figuratifs en référence à l’architecture, au jardin et aux objets du lieu, c’est l’agencement des formes sur le plan et le rythme visuel créé par les contrastes de structures, de matières et de couleurs qui priment.
Au-delà de l’exercice stylistique, cette démarche s’impose aujourd’hui comme un acte de résistance poétique et politique. Face à la montée de l’intelligence artificielle générative, qui produit des images « parfaites » à partir de milliards de données volées à tous les artistes, le collage réaffirme la valeur du fragment, du travail dans un temps long, de la recherche et de l’essai/erreur, et de la matérialité du choix artistique.
En écho final à l’histoire du lieu, le choix d’un papier japonais pour l’impression fait directement référence aux textures des toiles de fond en microfibre gris neutre du studio photographique, ancrant ainsi l’œuvre dans une continuité tactile et photographique.
Caroline A. Constant, septembre 2026.
mémoire ayant hébergé, outre une auberge guinguette et les historiques négociations de paix entre les États-Unis et le Vietnam, l’atelier des peintres Nadia Khodasevich-Léger et Fernand Léger, avant de devenir le studio photographique de Bernard Minier. J’ai choisi de fusionner mes deux pratiques, le dessin et la photographie, pour cibler mon hommage sur cette double identité picturale et photographique. Ma démarche repose sur l’expérimentation du collage, une technique née avec le cubisme et reprise par les Dadas et les surréalistes au début du siècle dernier. Il s’agit ici de récréer une nouvelle réalité par un réarrangement conscient des formes.
La matière première de ce travail provient de plusieurs séances de prises de vue in situ : j’ai photographié la maison et son jardin pour en extraire formes, contre-formes et motifs. Ces éléments ont servi de base à une synthèse visuelle réalisée par photomontage numérique. Inspirée par les Compositions planimétriques abstraites de Nadia Khodasevich-Léger, par « la loi du contraste » et les peintures de Fernand Léger, mon approche oppose systématiquement formes et couleurs pour faire primer la valeur plastique de la maison sur sa représentation littérale.
La construction de l’image suit un protocole précis :
• Structure : des aplats de couleurs pures, issus du nuancier des papiers de fond Colorama du studio photo, servent de socle pour structurer l’espace pictural.
• Dessin : sur ces fonds, le dessin au trait noir vient relever les contours et les formes de l’intérieur de la maison.
• Collage : à l’aide de l’outil « Pinceau » dans Photoshop et de ma tablette graphique, des fragments prélevés au stylet — objets, pièces/morceaux de murs, motifs naturels du jardin — sont juxtaposés pour créer de nouvelles associations.
La sélection et l’assemblage de ces fragments suivent une logique proche de la « recette » du poème Dada de Tristan Tzara. J’ai choisi les images les unes après les autres, cherchant l’adéquation entre formes et fonds pour « monter » les 14 compositions en parallèle. Chaque œuvre résulte de cette recherche de poésie née du rapprochement inattendu de fragments hétérogènes.
Mais, loin d’une abstraction géométrique figée, le résultat maintient une tension dynamique entre le réel et la forme pure (loin des cercles/triangles/carrés de Cézanne). Les compositions n’hésitent pas à bousculer le cadre, débordant sur la marge pour interroger les limites de l’image. Si le photomontage intègre des éléments figuratifs en référence à l’architecture, au jardin et aux objets du lieu, c’est l’agencement des formes sur le plan et le rythme visuel créé par les contrastes de structures, de matières et de couleurs qui priment.
Au-delà de l’exercice stylistique, cette démarche s’impose aujourd’hui comme un acte de résistance poétique et politique. Face à la montée de l’intelligence artificielle générative, qui produit des images « parfaites » à partir de milliards de données volées à tous les artistes, le collage réaffirme la valeur du fragment, du travail dans un temps long, de la recherche et de l’essai/erreur, et de la matérialité du choix artistique.
En écho final à l’histoire du lieu, le choix d’un papier japonais pour l’impression fait directement référence aux textures des toiles de fond en microfibre gris neutre du studio photographique, ancrant ainsi l’œuvre dans une continuité tactile et photographique.
Caroline A. Constant, septembre 2026.
Format :
40 x 30 cm
Impression à Jet d'encre pigmentaire sur papier Japonais Unryu
Édition limitée à 8 exemplaires + 2 EA
2026
40 x 30 cm
Impression à Jet d'encre pigmentaire sur papier Japonais Unryu
Édition limitée à 8 exemplaires + 2 EA
2026